La Chirurgie Esthétique existe depuis plusieurs siècles. Elle existait déjà chez les anciens Egyptiens.
Le mot “plastique” vient du mot grec plastikè qui signifie “l'art de modeler”. La chirurgie plastique permet de modeler ou de remodeler le corps humain. La spécialité de chirurgie plastique comprend à la fois la chirurgie reconstructrice et la chirurgie esthétique.
“La chirurgie reconstructrice permet le passage de l'anormal au normal, la chirurgie esthétique, le passage du normal au beau”.
Bien que n'étant pas indispensable à la santé en général, la chirurgie esthétique peut contribuer de façon significative à la qualité de la vie
en améliorant le physique de l'individu normal et l'image qu'il se fait de lui-même.
Le candidat idéal à une intervention est une personne qui estime qu'une partie de son aspect physique peut être “corrigée” et qui ressent un fort désir de bénéficier de cette correction.
En raison de la prévalence de la jeunesse dans la culture européenne du XXIe siècle, bien des gens cherchent les moyens d'atténuer les effets de l'âge. Ils veulent avoir l'air physiquement aussi jeunes qu'ils le ressentent pour retrouver confiance en eux.
Quelles que soient vos raisons de choisir la chirurgie esthétique, il est important de la considérer avec réalisme. “Arranger” votre visage ou votre corps peut accroître votre sensation de bien-être, mais ce n'est pas une garantie de bonheur.
Panorama de la Chirurgie Esthétique en France
Des statistiques montrent que, chaque année, des milliers de Français ont recours à la chirurgie esthétique. En effet, longtemps considérée comme du ressort exclusif des femmes, la chirurgie esthétique est aujourd'hui envisagée par beaucoup d'hommes qui en découvrent les bons résultats et les avantages.
D'après les statistiques obtenues auprès des compagnies d'assurances professionnelles, 3500 médecins au moins pratiqueraient en France des actes de Chirurgie Esthétique.
Or seulement 480 chirurgiens sont qualifiés par le Conseil National de l'Ordre des Médecins ! Comment peut-on expliquer cette disparité ?
La formation des Chirurgiens Plasticiens
Après 7 ans d'études la Faculté de Médecine décerne le diplôme de Docteur en médecine (Bac +7). Il faut 5 années supplémentaires pour devenir spécialiste (Bac+12).
Pour devenir chirurgien, il faut Bac+14 au minimum. Les chirurgiens peuvent être spécialisés par exemple en chirurgie cardiaque, ou en orthopédie, ou en chirurgie digestive, ou encore en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique.
En France, l'enseignement de la chirurgie esthétique est structuré depuis la dernière guerre.
Jusqu'à 1981... la compétence de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique, décernée par le Conseil National de l'Ordre des Médecins, était un label qui pouvait être obtenu soit par des Chirurgiens, soit par des Médecins possédant une spécialité chirurgicale (ORL, Ophtalmologie, Stomatologie) et qui avaient la formation requise supplémentaire en Chirurgie Plastique garantie par leur Cursus Universitaire.
Cette compétence existait aussi dans d'autres domaines de la Chirurgie (Compétence en Chirurgie Orthopédique, en Chirurgie vasculaire, etc...). Depuis 1988, ces compétences sont devenues officiellement des spécialités à part entière. On devient désormais spécialiste de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique, spécialiste de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique. Etc...
Cohabitent donc des Chirurgiens « compétents » et des Chirurgiens « Spécialistes », les plus jeunes, sortis des Facultés de Médecine Française depuis 1988. Compétents ou Spécialistes sont de toute façon formés en Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique. L'uniformisation des titres, problème purement administratif, est en route. Les anciens « compétents » et les actuels « spécialistes » sont issus de la même formation. A la SOFCEP, où la moyenne d'âge des membres est actuellement de 44 ans, la plupart sont encore des « compétents » , car les « spécialistes » sont encore très peu nombreux en France.
De toute façon, tous les membres de la SOFCEP, compétents ou spécialistes, sont reconnus par le Conseil National de l'Ordre des Médecins.
Il n'y a aucun membre de la SOFCEP qui ne présente cette garantie, condition « sine qua non » de son admission. Une fois diplômés, les praticiens se regroupent au sein de « sociétés savantes » pour échanger leurs connaissances. Il existe en France deux Sociétés nationales regroupant les Chirurgiens Plasticiens, la SOFCPRE et la SOFCEP.
Les membres de la SOFCEP appartiennent tous à la SOFCPRE mais pratiquent de façon prépondérante la Chirurgie Esthétique libérale.
Au niveau International, la Confédération de Chirurgie Plastique Reconstructive et Esthétique regroupe tous les Chirurgiens qualifiés dans le monde (IPRAS : International Confederation of Plastic Reconstructive and Aesthetic Surgery
http://www.ipras.org) et L'ISAPS (International Society of Aesthetic Plastic Surgery
http:/www.isaps.org) qui, à l'instar de la SOFCEP en France, regroupe les Chirurgiens Plasticiens Internationaux plus particulièrement dévolus à la Chirurgie Esthétique.
La loi du 4 mars 2002
La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, assortie des décrets d'application du 11 juillet 2005 et de la circulaire du 23 décembre 2005, dispose que les actes de chirurgie esthétique ne peuvent être pratiqués que par des médecins spécialistes en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique.
Au surplus, des spécialistes en stomatologie, ORL, chirurgie maxillo-faciale, gynécologique et urologique peuvent également pratiquer des actes esthétiques.
Ces chirurgiens, non plasticiens, ne peuvent intervenir que dans le cadre de la spécialité dans laquelle ils sont inscrits à l'Ordre des Médecins, c'est-à-dire uniquement dans leur domaine anatomique (les ORL la face, les ophtalmologistes les paupières, les stomatologistes la bouche…).
Les actes de chirurgie esthétique se caractérisent comme “des actes chirurgicaux dont la finalité explicite est la modification de l'apparence corporelle d'une personne, à sa demande, sans visée thérapeutique ou reconstructrice”.
Ces actes ne peuvent être réalisés que dans des installations autorisées préfectoralement et ayant fait l'objet de la visite de conformité par la DDASS, elles font l'objet d'une accréditation.
Ces actes ne sont pas couverts par l'assurance maladie et doivent faire l'objet d'une information du patient par le chirurgien, sur les conditions, les risques et les éventuelles complications.
Cette information est accompagnée de la remise d'un devis détaillé.
Un délai de réflexion minimum de 15 jours doit être respecté par le praticien entre la remise de ce devis et l'intervention éventuelle. Durant ce délai, aucun engagement, à l'exception des honoraires des consultations préalables à l'intervention, ne peut être exigé et obtenu du patient.